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02/12/2019

Série "Amérindiens"

Helen Uter - Série Amérindiens - Peinture, huile sur toile.

Portraits légendaires ou contemporains d'un peuple noble mais anéanti. Les regards, les attitudes parlent silencieusement de cette dévastation, mais l'attachement à la Terre reste profond, viscéralement ancré et donc inatteignable.

"Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouterons pas les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit." Walking Buffalo.

 

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Sitting Bull & chiefs - 120 X 120 cm - Œuvre de commande, collection particulière.
Été 1870 : Red Cloud, en haut à droite, et assis, de gauche à droite : Sitting Bull, Swift Bear, Spotted Tail, font une halte à Omaha, où la photo a été prise. Avec leur interprète Julius Meyer, ils sont en route pour Washington.

 

amérindiens,cheyenne
Cheyenne - 45 X 119 cm - 1997 - 2200 €

Pour me contacter

 

amérindiens,cheyenne,
Cheyenne - Détail

 

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Wee Saw -
(collection particulière)

 

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Jack Red Cloud - (collection particulière)

Voir la série Nowhere

 

18:37 Publié dans Série "Amérindiens" | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amérindiens, cheyenne, jack red cloud, wee saw, sitting bull |  Facebook | | | | | Pin it! |

01/12/2019

Chien métaphysique N°8

Helen Uter - Chien métaphysique N°8

 

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La première sensation est celle d’un fort contraste entre le jaune du wagon et le noir en aplat de l’intérieur. Véritable "trou noir" qui nous aspire irrémédiablement.


La lumière est crue, les ombres profondes.
L’image est composée de surfaces géométriques et de strates de couleurs, rythmée par des lignes horizontales légèrement fuyantes.
Le traité présente peu de modelé sauf à l’endroit du chien dont la silhouette se découpe sur le noir de l’intérieur du wagon.

Bien que le traité soit réaliste, la scène elle, ne l’est pas, ne peut pas l’être.
Quelque chose cloche. On perçoit de l’étrangeté comme dans un rêve bientôt cauchemar : improbable ciel bleu dense et uniforme, lumière comme artificielle, noir sans nuance derrière le chien... Celui-ci, moitié dans l’ombre, moitié dans la lumière, assure le lien entre le dehors et le dedans.
Une infime brillance illumine son œil. Minuscule grain de lumière, force attractive, point de convergence de nos regards.
Sa patte déborde du plancher à la façon des assiettes et des couteaux débordant des tables dans les trompe-l’œil des peintres du Nord.
Peut-être, après tout, sommes-nous en face d’une «nature morte», une espèce de Vanité nous incitant à méditer sur le sens de la vie ?

Chien hiératique, totémique, plus inquiétant que menaçant, sur fond de néant.
Oreilles dressées, attentif, est-il un gardien ou un passeur ?
Ne serait-il pas Anubis l’égyptien ou Impou, "Celui qui a la forme d’un chien sauvage" ? Seigneur de la nécropole, Dieu des funérailles, peseur des âmes.
Souvenons-nous également de Cerbère, le chien tricéphale gardant l’entrée du royaume des morts.
La liste est longue de ces animaux psychopompes, conducteurs des âmes en exil.
Dureté et froideur menaçantes des parties métalliques.
Roue, rails, machines sur le toit... sombre mécanique implacable.
Le wagon comme un ailleurs effrayant.
Un conteneur de marchandise.
La vie traitée comme une marchandise, entassée, niée, néantisée.

Jean-Pierre Dubois

 

Voir la série des tableaux "Chiens"

 

11:39 Publié dans Oeuvres commentées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : série chiens, chiens n°8, commentaires, jean-pierre dubois |  Facebook | | | | | Pin it! |

29/11/2019

Expo Mekanics - Ville de Paris

Expo Mekanics - Paris Anim Centre Censier

Confronter fiction et réalité, nature et artifice.
La mécanique animale, fluide et biologique, s’oppose à l’implacable machinisme humain destructeur.
Face à l’emballement de l’industrialisation planétaire les animaux observent, résistent, tentent de coexister… jusqu’à quand ?

 

expo Paris Anim'

 

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Échanges autour de la série "Chiens"

 

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Le tableau Seagull & Crows

 

 

 

 

16:27 Publié dans Souvenirs d'expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo, exposition, mekanics |  Facebook | | | | | Pin it! |

26/09/2019

Série "Chiens" peinture

Helen Uter - série Chiens - Peinture, huile sur toile. 

"Les chiens blancs de la peur se précipitent vers la toile. Ils sont pour ainsi dire coincés, pris au piège entre la machine et la toile de la toile. Comme les chiens la machine n'est pas menaçante. C'est l'idée que les bêtes s'en font qui l'est. Implacablement la machine suit son cours, comme la vie. C'est cet imperturbable et impassible mouvement de la machine (du train) qui affole ces animaux. Fous-furieux les chiens amaigris déraillent, perdent le bon sens."
Lorrina N. Barrientos 

 

chiens

Chiens N°1 - 100 x 81 cm - 1998 - 2500 € 

 

chiens n°1,détail

Chiens N°1 Détail

 

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Chiens N°2 - 116 x 89 cm - 1998 - 3500 €

 

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Chiens N°3 - 92 x 73 cm - 1998 - 2000 €  

 

chiens n°3,détail

Chiens N°3 Détail

 

chiens

Chiens N°4 - 100 x 100 cm - 1998 - 3500 € 

 

chiens

Chiens N°5 - 116 x 89 cm - 1998 - 3500 €

 

chiens n°5,détail

Chiens N°5 Détail

 

chiens

Chiens N°6 - 89 x 116 cm - 1999 - 3500 €

 

chiens n°6,détail

Chiens N°6 Détail

 

chiens

Chiens N°7 - 89 x 116 cm - 1999 - 3500 €

chiens n°7

Chiens N°7 Détail

 

chiens

Chien N°8 - 116 x 89 cm - 2000 - 3500 € - Voir les commentaires pour ce tableau.

Pour me contacter

 

chiens

 

Voir les Esquisses et croquis préparatoires

 

Série "Nowhere" peinture

Helen Uter - Série Nowhere - Peinture, huile sur toile. 

"Amis ! Mon attachement à ma terre natale est très fort - la corde est maintenant rompue et nous devons aller, comme des vagabonds, dans une terre étrangère !"
George W. Harkins, chef de district de la nation Choctaw. 1832

"Nous n'avons pas donné notre pays ; vous vous en êtes emparé. Emportez avec vous vos mensonges. Je resterai avec ce peuple.
Le pays d'où nous venons nous appartenait ; vous nous l'avez pris ; nous vivrons ici."
Sitting Bull.
 
 

nowhere

Yellow - 89 x 116 cm - 2001 - 3500 €  

Pour me contacter

 
 

nowhere

Blue - 116 x 89 cm - 2001 - 3500 €

 

nowhere
White - 116 x 89 cm - 2001 - 3500 €

 

nowhere
Safety rules - 116 x 89 cm - 2001 - 3500 €

 

nowhere
Red Creek - 116 x 89 cm - 2001 - 3500 €

 

nowhere
Wee Saw - 116 x 89 cm - 2001 - 3500 €

 

nowhere,wee saw,
Détail Wee Saw

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18:11 Publié dans Série "Nowhere" peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nowhere, white, safety rules, blue, yellow, red creek, wee saw, amérindiens |  Facebook | | | | | Pin it! |

30/04/2019

Interview Helen Uter par RankArt

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Interview d'Helen Uter par RankArt

 

RankArt : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Helen Uter : Depuis l’âge de 17 ans, toute ma carrière professionnelle a été dédiée à l’image : Illustratrice, directrice artistique, professeure d’histoire de l’art et d’arts appliqués.
Parallèlement à mon activité professionnelle, j’ai toujours pratiqué des recherches personnelles pendant mes moments de loisir.
En 1995 j’ai commencé à peindre en suivant ce conseil : "n'apprenez pas à peindre, peignez !"
Mes origines américaines ont probablement influencé le choix de certains de mes thèmes et me font apprécier des artistes tels que Hopper et Wyeth.
 

RankArt : Pratiquez vous la peinture pour votre loisir ou en tant que professionnel ?

Helen Uter : Depuis un an en tant que professionnelle.
 

RankArt : Quel a été le parcours professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ?

Helen Uter : Dès mon plus jeune âge mon père m’a emmenée au musée du Louvre ce qui a éveillé en moi des émotions et développé mon goût pour l’art.
J’ai fait mes études artistiques au lycée Maximilien Vox à Paris et du dessin de modèle vivant à l’école place des Vosges.
Je me suis toujours intéressée aux arts visuels, j’ai lu de nombreux livres sur l’art et vu régulièrement des expositions.

 
RankArt : Pourquoi avoir choisi la peinture comme mode d’expression plutôt qu’un autre ? Quel a été le déclic ?

Helen Uter : Dans mon enfance et mon adolescence j’ai beaucoup dessiné.
J’avais un bon coup de crayon et j’aimais manier les couleurs. Je faisais de petits tableaux à la gouache qui dénotaient une certaine maturité.

Le déclic, vers mes trente ans, m’a été donné par les œuvres d’Edward Hopper.
J’ai compris que l’on pouvait exprimer des sentiments très personnels avec une peinture d’aspect simple et sans "effet".
 

RankArt : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ?

Helen Uter : Au fil du temps, des prises de conscience et des interrogations m’inspirent de nouveaux sujets.

 

RankArt : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres à quelqu’un qui n’a jamais vu une de vos œuvres ?

Helen Uter : Mes tableaux sont figuratifs et combinent des motifs réalistes avec mes propres inventions.

Mes images sont des représentations imaginaires, des métaphores qui expriment des vérités au delà de leur forme visible.
Je peins pour raconter des sensations, des états d’âme, des histoires qui me dépassent.

 

RankArt : Pourquoi ces choix de sujet, de technique, de style ?

Helen Uter : J’aime à confronter fiction et réalité, nature et artifice.

Je considère que mes images ont atteint leur but lorsqu’elles brouillent les sens et sèment le trouble chez le spectateur.


 
RankArt : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre peinture (peintre, cinéma, musique, auteur…) ?

Helen Uter : La marche du monde.

Notre civilisation technicienne et son rapport au monde naturel.
La puissance du poème de Edgar Allan Poe "The Raven" a inspiré certaines de mes toiles.
L’histoire des amérindiens et mes voyages aux États-unis m’ont inspiré la série Nowhere qui traite de l’intégration des indiens d’aujourd’hui dans la société américaine.
Côté peinture je me sens proche des artistes de la Figuration narrative dans le sens où ils ne cherchent pas à faire de "beaux" tableaux mais des images porteuses de sens.
 

RankArt : Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre (un schéma, une image, le hasard, l’imagination seule, un peu de tout ça…) ?

Helen Uter : Voilà un sujet bien mystérieux !

Une association d’idées, la confrontation de plusieurs photos qui tout à coup matérialise une sensation.
Certaines idées me sont arrivées parfois en rêve. Il s’ensuit de courtes recherches sous forme d’esquisses qui donneront naissance au tableau.
Puis je me laisse guider par mes pinceaux, ils m’apprennent quelque chose sur moi, sur le monde aussi.
 

RankArt : Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimez vous entretenir ? Et pourquoi ?

Helen Uter : J’aurais aimé rencontrer Freud, Hopper et Bacon.

Et en voyageant dans le passé : Vermeer, Velasquez, Sorolla, Vuillard, Caillebotte, Klimt, Magritte …  

 

RankArt : Et parmi vos contemporains ?

Helen Uter :
J’ai eu la chance de m’entretenir avec Monory et Adami lors de leurs vernissages respectifs.

J’aimerais rencontrer Ernest Pignon Ernest, Pey Ming, Gerhart Richter, Aldo Balding, Michael Carson, Alexa Mead… simplement pour leur témoigner mon admiration !
 

RankArt : Selon vous, à partir de quel moment un peintre, un photographe, un musicien… devient un artiste ?

Helen Uter :
Je pense qu’un véritable artiste est en quelque sorte dépassé par sa création.
Picasso disait : "Si je sais ce que je vais faire à quoi bon le faire ?".
C’est la différence entre l’artisan et l’artiste. On voit beaucoup "d’artisans" dans les galeries et les salons…

 

RankArt : Quelle est l’exposition d’un autre artiste qui vous a le plus marqué ?

Helen Uter :
Velasquez au Prado. Il a su transposer les caractères de ses modèles de manière fulgurante.

J’ai aussi été très impressionnée par l’expo "Expressions" Freud - Bacon à la galerie Maegh en 1995.
Quel choc !
 

RankArt : Quel est votre plus fort souvenir d’exposition personnelle et pourquoi ?

Helen Uter :
J’ai eu l’occasion d’exposer dans un centre médical pour personnes à mobilité réduite.

C’était ma première série de tableaux intitulée "Démarches ordinaires" représentant des personnages marchant dans la rue saisis dans l’instant.
J’ai été très touchée et émue par les commentaires pleins de pertinence des résidents handicapés.
Des moments très forts…  
 

RankArt : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?

Helen Uter :
En sculpture, j’aimerais me confronter à des assemblages en métal.

 

RankArt : Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ?

Helen Uter :
J’ai récemment rejoins la galerie virtuelle Saatchi Art et RankArt.

La galerie Galerie Martin Sauvage à Nice a décidé de me représenter.
J’ai postulé pour participer à différents salons cette année et en 2020…
 

RankArt : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus général, j’aime bien soumettre à nos artistes invités les questions un peu naïves du thème de l’ile déserte…
-Sur une île déserte vous emportez…

Helen Uter :
un bloc de papier, un crayon et des aquarelles !

 


RankArt : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ?

Helen Uter : Retourner aux États-Unis rencontrer des indiens Navajo et Hopi.

Leurs cultures et leurs modes de pensée me fascinent.

 

RankArt : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?

Helen Uter :
Je rêvais de devenir danseuse de ballets, cavalière, pilote d’avion, actrice de cinéma… ou femme de ménage. Une ambition dévorante !

 

Voir présentation et parcours d'Helen Uter

 

12:02 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : interview, rankart |  Facebook | | | | | Pin it! |