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10/03/2013

Esquisses et croquis préparatoires sculptures "Chiens"

Helen Uter - Esquisses et croquis préparatoires sculptures "Chiens"

 

esquisses et croquis préparatoires sculptures "chiens"

 

esquisses et croquis préparatoires sculptures "chiens"

 

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Voir les sculptures Chiens

Démarches ordinaires

Démarches ordinaires - Helen Uter - Peintures, huile sur toile. 

 

démarches ordinaires

Guzzi et Gaby - 120 x 70 cm

 

démarches ordinaires

 Zénith - 116 x 89 cm 

 

démarches ordinaires
Echo - triptyque 3 fois 41 x 101 cm (collection particulière)

 

démarches ordinaires

 Le blouson - 120 x 50 cm 

 

démarches ordinaires

 Brise - 31 x 101 cm

 

démarches ordinaires

Dimanche - 120 x 60 cm

 

démarches ordinaires

Extérieur nuit - 101 x 51 cm

 

démarches ordinaires

 Minuit - 60 x 120 cm

 

démarches ordinaires

Noir - 150 x 48 cm (collection particulière)

 

démarches ordinaires

Rouge - 116 x 89 cm 

 

démarches ordinaires

Soir - 121 x 41 cm

 

démarches ordinaires

Chien métaphysique N°8

Helen Uter Chien métaphysique N°8

 

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La première sensation est celle d’un fort contraste entre le jaune du wagon et le noir en aplat de l’intérieur. Véritable "trou noir" qui nous aspire irrémédiablement.


La lumière est crue, les ombres profondes.
L’image est composée de surfaces géométriques et de strates de couleurs, rythmée par des lignes horizontales légèrement fuyantes.
Le traité présente peu de modelé sauf à l’endroit du chien dont la silhouette se découpe sur le noir de l’intérieur du wagon.

Bien que le traité soit réaliste, la scène elle, ne l’est pas, ne peut pas l’être.
Quelque chose cloche. On perçoit de l’étrangeté comme dans un rêve bientôt cauchemar : improbable ciel bleu dense et uniforme, lumière comme artificielle, noir sans nuance derrière le chien... Celui-ci, moitié dans l’ombre, moitié dans la lumière, assure le lien entre le dehors et le dedans.
Une infime brillance illumine son œil. Minuscule grain de lumière, force attractive, point de convergence de nos regards.
Sa patte déborde du plancher à la façon des assiettes et des couteaux débordant des tables dans les trompe-l’œil des peintres du Nord.
Peut-être, après tout, sommes-nous en face d’une «nature morte», une espèce de Vanité nous incitant à méditer sur le sens de la vie ?

Chien hiératique, totémique, plus inquiétant que menaçant, sur fond de néant.
Oreilles dressées, attentif, est-il un gardien ou un passeur ?
Ne serait-il pas Anubis l’égyptien ou Impou, "Celui qui a la forme d’un chien sauvage" ? Seigneur de la nécropole, Dieu des funérailles, peseur des âmes.
Souvenons-nous également de Cerbère, le chien tricéphale gardant l’entrée du royaume des morts.
La liste est longue de ces animaux psychopompes, conducteurs des âmes en exil.
Dureté et froideur menaçantes des parties métalliques.
Roue, rails, machines sur le toit... sombre mécanique implacable.
Le wagon comme un ailleurs effrayant.
Un conteneur de marchandise.
La vie traitée comme une marchandise, entassée, niée, néantisée.

Jean-Pierre Dubois

12:30 Publié dans Oeuvres commentées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : série chiens, chiens n°8, commentaires, peinture |  Facebook | | | | | Pin it! |